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L’emballage qui tue
Face à la hausse du nombre de substances toxiques dans les aliments, scientifiques et consommateurs donnent l'alerte.
![]() De Inge Altemeier, Reinhard Hornung Aux éditions ARTE | Arte a diffusé pendant l’été 2010 un reportage intitulé « L’emballage qui tue » de Inge Altemeier et Reinhard Hornung. Nous apprenons dans ce reportage que des substances chimiques utilisées pour emballer et conserver les aliments contaminent ces aliments. Phtalate, Bisphénol A, et plus de 100 000 substances, nous annonces un chimiste de l’alimentation, existent dans les différents emballes et migrent dans notre nourriture. Ainsi ce qui est censé nous protéger nous empoisonne ! Mais le plus dangereux dans cette affaire c’est que les institutions censées protéger les consommateurs font la mêmes chose que ces emballages : ils nous empoisonnent. Avec toutes les alertes que des laboratoires indépendants des groupes industriels lancent concernant la nocivité des ces substances, elles sont toujours autorisés. Comment ne pas se demander alors pour qui travaille toutes ces administrations, commissions et même gouvernements qui prétendent œuvré pour le bien de l’humanité et qui dans cette exemple comme dans bien d’autres privilégies les intérêts du commerce à celui des populations. Il y a de plus en plus d’exemples qui montrent que c’est une fois que les produits sont commercialisés que l’on découvre leur effet réel. Certes certains discours minimisent les conséquences de l’absorption de toutes ces molécules chimiques, mais en l’absence de compromis scientifique que devons nous privilégier ? L’intérêt de l’industrie chimique ou celui des personnes ? S’agit-il d’un disfonctionnement administratif, d’une lourdeur bureaucratique ou d’un choix idéologique ? L’idéologie néo-libérale qui prône le laissez faire est en ce moment l’évangile des économistes. La liberté du commerce sans réglementation n’est ce pas la porte ouverte à toutes les dérives parmi lesquelles ont peut cités l’aveuglement idéologique, la corruption et l’appât du gain. Plus haut je parle de compromis scientifique. En ce moment la tendance semble être à la suppression de toutes les recherches indépendantes. La recherche du compromis par suppression des éventuelles voix indépendantes. Heureusement, les recherches sont prises en charges par des organisations non gouvernementales grâce aux dons des adhérents. Je ne parlerai pas ici des recherches commanditées par les enseignes de la grande distribution puisque les résultats ne sont pas publics.
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