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Le prix du blé ou la dépendance alimentaire
La spéculation financière sur les denrées alimentaires.
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| Nous sommes début décembre 2010 et j’ai entendu aux infos le présentateur se réjouir pour les céréaliers : le prix du blé augmente. Moi qui suis consommateur je me rappelle de la dernière fois que le prix du blé a augmenté tous les denrées alimentaires qui contiennent du blé ont fait la même chose. Il augmente parait-il à causse de la sécheresse de l’été 2010 en Russie.
Voici l’évolution du prix du « Blé de meunerie numéro 2 à Paris » pour l’année 2010. Mais que c’est-il passé pour que le prix de la tonne de blé double presque du jour au lendemain ? Cette information m’a rappelé les émeutes de la fin au printemps 2008. A cause cette fois ci d’une soi-disant pénurie de riz. La lecture du livre « MAIN BASSE SUR LE RIZ » de Jean-Pierre BORIS nous fait rentrer dans les coulisses des marchés, du commerce international de l’alimentation et on comprend vite que les problèmes de famine n’ont rien à voir avec les variations de production d’une année à l’autre, mais qu’ils sont provoqués par une instabilité des prix imprévisible. Sur un marché mondial, en l’absence de réglementation règne la Loi du marché (je croyais qu’une Loi était une règle. Apparemment dans l’économie c’est le contraire !), les spéculateurs attendent l’événement qui leur permettra de faire un bon coup. Inondation ici, sécheresse là et la sphère financière se déchaine. On a voulu nous convaincre que la mondialisation était la Solution, mais ce type de modèle économique, que Susan GEORGE synthétise si bien en citant Adam SMITH « "Tout pour nous-mêmes et rien pour les autres" semble avoir été à toutes les époques du monde la vile maxime des maîtres de l'humanité », Adam SMITH est considéré comme l'un des pères du libéralisme, ce modèle économique disais-je n’est pas la Solution. Il a créé la dépendance alimentaire. Plus aucun peuple n’est en sécurité alimentaire, tout le monde dépend du Marché. Il est urgent de nous libérer de cette dépendance. La Liberté ce n’est pas la liberté du commerce. Pourquoi faire venir des pommes du Chili alors que nous en produisant ? Pourquoi subventionner une agriculture d’exportation qui détruit l’agriculture locale africaine ? Et ce n’est pas du protectionnisme, bien au contraire. Les Chiliens n’ont pas à mettre au service des industries agroalimentaires une main d’œuvre bon marché et le marché africain ne doit pas être un débouché à nos excédents. Antoine |
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